L’administrateur provisoire
Un tiers désigné par le tribunal dirige votre société. La mesure est coûteuse, publique, et vous dépossède tous les deux.
Quand les associés ne se parlent plus, c’est la société qui s’arrête. Les décisions attendent, les équipes le sentent, les clients aussi. La médiation rouvre la discussion avant que le blocage ne devienne irréversible.
Presque toujours, le litige juridique n’est que la traduction tardive d’un désaccord plus ancien sur la direction à prendre.
Investir ou distribuer, croître ou consolider, ouvrir le capital ou rester entre soi. Deux visions légitimes que les statuts n’arbitrent pas.
Assemblée qui ne réunit plus la majorité requise, comptes non approuvés, mandats non renouvelés. La société se paralyse.
L’un travaille, l’autre détient. Le déséquilibre ressenti sur l’engagement quotidien empoisonne durablement la relation.
Un associé veut partir, la valorisation ne fait pas consensus, la clause de rachat est muette ou contestée.
Décisions prises dans le seul intérêt d’un groupe, ou blocage systématique par un minoritaire. Le contentieux est long et l’issue incertaine.
Quand le pacte d’associés croise l’histoire familiale, l’enjeu dépasse largement le droit. Ces dossiers relèvent souvent de la co-médiation.
Le droit des sociétés offre des solutions à ces blocages. Elles sont rarement satisfaisantes pour qui que ce soit.
Un tiers désigné par le tribunal dirige votre société. La mesure est coûteuse, publique, et vous dépossède tous les deux.
L’article 1844-7 du code civil permet au juge de dissoudre la société. La valeur créée disparaît avec elle.
Des mois d’expertise judiciaire pour aboutir à un prix que l’une des parties contestera de toute façon.
S’y ajoute un effet rarement anticipé : dès qu’une procédure est engagée, banques, investisseurs et acquéreurs potentiels la découvrent. Le conflit devient un élément du bilan.
La particularité de ces dossiers : les parties doivent souvent continuer à travailler ensemble pendant le processus.
Premier point traité : ce qui doit continuer de tourner pendant la médiation — paiements, signatures, décisions urgentes. Un accord partiel sur ce seul sujet fait déjà baisser la pression.
Chacun expose sa lecture de l’histoire de la société. Ces récits divergent presque toujours dès l’origine du projet commun.
Un différend sur la valorisation cache souvent un sentiment d’ingratitude, et inversement. Tant que les deux registres restent mêlés, aucun chiffre ne convient.
Poursuite avec gouvernance revue, rachat de parts échelonné, scission d’activités, cession commune : les options sont plus nombreuses que celles offertes par un juge.
Pacte d’associés révisé, protocole de cession, statuts modifiés : vos avocats traduisent l’accord en actes opposables.
Beaucoup de statuts et de pactes d’associés contiennent une clause imposant une tentative de médiation ou de conciliation avant toute saisine du juge. Cette clause est efficace : la Cour de cassation juge que son non-respect rend la demande irrecevable. Concrètement, engager la médiation n’est alors pas une option mais un préalable — autant en faire un vrai processus plutôt qu’une formalité.
Oui, et c’est même une configuration fréquente. L’administrateur provisoire gère la société mais ne règle pas le conflit qui a conduit à sa nomination : sa mission prend fin sans que rien ne soit résolu. Une médiation menée en parallèle permet aux associés de reconstruire un accord de gouvernance et de mettre fin à une mesure coûteuse.
La médiation ne fixe pas un prix à la place des parties, mais elle permet de s’accorder sur la méthode avant de discuter du chiffre : choix d’un expert commun, multiple retenu, traitement du compte courant, échelonnement du paiement, clause de retour à meilleure fortune. C’est souvent ce désaccord sur la méthode, plus que sur le montant, qui bloque les négociations directes.
Oui. Rien de ce qui est dit ou communiqué en médiation ne peut être divulgué à des tiers ni produit en justice, sauf accord de toutes les parties. C’est un avantage déterminant en droit des sociétés : chiffres réels, difficultés de trésorerie et désaccords de gouvernance restent hors de portée des partenaires financiers, à la différence d’une procédure judiciaire.
Décrivez-moi la configuration de votre société et la nature du blocage. Le premier échange est gratuit et confidentiel.