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Cunnac Dupouy Médiation
Claire Cunnac Dupouy

De soldat, je deviens casque bleu

Il n’y avait qu’un pas. Je l’ai franchi le jour où j’ai compris que gagner un procès et régler un conflit sont deux choses différentes.

Portrait de Claire Cunnac Dupouy, médiatrice à Biarritz

Claire Cunnac Dupouy Médiatrice · Biarritz, Pays basque


Un idéal de justice, puis une désillusion

L’idéal de justice et de restauration de la paix sociale m’a d’abord menée vers la profession d’avocat. J’ai vite été échaudée par le traitement du contentieux par la voie judiciaire.

Outre les délais imposés par la Justice et le manque de temps des magistrats pour étudier les dossiers en détail, il y avait ce travestissement de la réalité auquel nous procédons, nous, avocats, pour rattacher les faits au droit et obtenir gain de cause. J’ai pris conscience que l’application stricte de la loi — générale, impersonnelle, a priori juste — peut conduire à des résultats injustes, inéquitables, excessifs.

De cette pratique, j’ai tiré une conviction dont je ne me suis jamais départie : le procès n’est que l’ultime solution.

La formation aux modes amiables

Sensible aux injustices et aux tourments de ceux qui se trouvent en situation de conflit, j’ai suivi pendant plus d’un an la formation aux Modes Amiables de Résolution des Différends (MARD) au sein de l’université de Pau.

Elle m’a donné les outils pour développer mon sens de l’écoute et mettre à profit mon empathie afin d’aider les personnes en situation de conflit à trouver elles-mêmes une solution, en dehors du cadre judiciaire.

Je me suis armée pour restaurer la paix. De soldat, je deviens casque bleu.

Ce que change mon parcours

Une médiatrice qui connaît le terrain judiciaire

Le passage par le barreau n’est pas anecdotique dans la conduite d’une médiation d’entreprise.

  • Je sais ce qui vous attend au tribunal

    Durée réelle d’une procédure, coût cumulé, aléa d’une décision, effets sur les équipes : je peux poser ces éléments sans dramatiser ni minimiser.

  • Je parle la langue de vos conseils

    Les avocats des parties sont des alliés du processus, pas des obstacles. Savoir dialoguer avec eux accélère considérablement la phase d’accord.

  • Je comprends les enjeux techniques

    Droit du travail, droit des sociétés, relations commerciales : je saisis rapidement la structure juridique d’un dossier, ce qui me permet de me consacrer entièrement à ce qui se joue entre les personnes.

  • Et je ne plaide plus

    En médiation, je n’ai aucun intérêt à la solution du litige et je ne conseille personne. Cette neutralité est la condition de la confiance, et elle est totale.

Ma façon de travailler

Quatre principes non négociables

01

Confidentialité

Rien de ce qui est dit ne sort de la salle et rien ne peut être invoqué devant un juge. Cette règle protège la parole, donc la possibilité même d’un accord.

02

Indépendance

Je n’ai aucun lien avec les parties, leurs conseils ou leurs intérêts, et aucun intérêt à l’issue du litige.

03

Neutralité

Je ne consulte aucun dossier et ne porte aucun jugement sur le fond. Je pars du postulat que chacun a raison, selon son propre point de vue.

04

Impartialité

Le même temps de parole, la même écoute et la même exigence pour chacun, quels que soient le rapport de force ou la position sociale.

Questions fréquentes

À propos de mon intervention

Un ancien avocat peut-il être vraiment neutre ?

La neutralité du médiateur n’est pas une question de parcours mais de posture et de cadre. En médiation, je ne conseille aucune partie, je ne consulte aucun dossier et je n’ai aucun intérêt à l’issue du litige. La convention de médiation formalise cette indépendance, et chaque partie peut mettre fin au processus à tout instant si elle estime que cette neutralité n’est pas respectée.

Intervenez-vous aussi en co-médiation ?

Oui. Lorsqu’un litige mêle des problématiques professionnelles et familiales — entreprise familiale, divorce d’associés, transmission — je peux intervenir aux côtés d’un second médiateur spécialisé. Deux regards complémentaires permettent alors de traiter les deux dimensions du dossier sans en sacrifier une.

Rédigez-vous l’accord final ?

Non, et c’est une règle importante. L’accord est rédigé par les conseils des parties, qui en vérifient la sécurité juridique et la portée pour leur client. Mon rôle s’arrête là où commence celui de l’avocat : je conduis les parties jusqu’à la solution, ce sont leurs conseils qui la mettent en forme.

Faisons connaissance

Le premier appel ne vous engage à rien

Vingt minutes suffisent généralement pour comprendre votre situation et vous dire si la médiation a des chances d’aboutir.